théâtre de marionnettes itinérant qui se raconte une histoire

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

bouchain2.jpg Dimanche approche, un dimanche à Bouchain, un dimanche comme les autres ? C'est là que ça va commencer, tournée d'été et tout le toutim, petit matériel et marionnettes dans le camion embarqués  pour ne pas souffler avant le 19 août.
oui,
Dimanche ça commence, les jours passent et alors qu'au démarrage, nous pensions nous octroyer royalement deux jours de pause, nous voyons les affaires courantes nous absorber. Celles là, accompagnées de la peur de voir le corps se décomposer si nous arrêtons, nous fait continuer de courrir. Le ressort trop remonté, la machine s'embale et puis... casse ? ....non et puis... et puis rien ? C'est Bouchain la première image....
Tous les jours, le téléphone, le mail, ne cesse de me solliciter et de me faire transformer  les objectifs que je m'étais fixé. De demande d'information en demandes de projets, tourbillon, qui m'emporte, j'en ris (jaune).
Epoque je regarde les yeux verts de Dorothée ; ce matin, je n'ai pas remarqué, elle a pris le temps de (re)coloriser ses cheveux. Mes dents bougent et tombent... Aie, en voilà un marionnettiste qui déchausse, vieil édenté avant l'heure...
Image, images la petite aiguille tourne aussi vite que la grande, les mots s'enchaînenet, pas le temps de me poser à pleurer sur mes maux.
Devis, bons pour accords, contrats et conventions, les uns succèdent aux autres et pour l'instant rien, non rien ne semble prêt... Avant le départ, la peur d'oublier l'essentiel envahit. Vous le voyez vous, le marionnettiste sans sa tête devant son public ? Déjà qu'il lui manque des dents, en plus qu'il manque de temps si la tête venait à s'absenter, vous le voyez, le marionnettiste, et bien non, vous ne le voyez pas, c'est un magicien de la disparition...
Et puis lundi, vous l'imaginez, lundi l'absence à Oisy. Déjà que l'été n'est pas ce qu'il devrait être, à en faire peur même aux plus optimistes, vous l'imaginez, l'absence à Oisy... Oisy, la cour d'école, c'est la deuxième image...
Cessons là la fiction, je n'ai pas peur, pas d'angoisse, pas, je suis là, je suis là...commençons la fiction, c'est une histoire, une histoire de...
Ca pourrait commencer comme ça...
Il était une fois, un petit Théâtre de marionnettes itinérant. A cette époque, de villes en villages, promenant ses histoires, de maisons de poupées en histoires d'humanité, autour du petit Théâtre, les générations avaient pris l'habitude de se retrouver. Dehors ou dedans, s
implement assis sur les bancs, vieux et jeunes, prenaient autant de plaisir à rire des histoires contées par les personnages grossiers qu'à être ensemble.flinespano-.jpg Vieux et jeunes, enfants et parents, n'avaient plus, à cette époque là, que rarement l'occasion de se retrouver. C'est pour cela que lorsque l'été venait, tous attendait les affiches qui annonçaient le retour du petit Théâtre.Mais il arriva un jour que le petit Théâtre ne vint pas, que les affiches ne réapparurent pas...
C'est comme ça que ça pourrait commencer.... Mais après Oisy, on sera mercredi à Flines-les-Mortagnes... et après encore ailleurs et encore ailleurs et encore... et c'est pas comme ça que ça commencera...
Mais ça ne commencera pas comme sur l'image non plus, non, il ne neigera pas, c'est l'été ;  quand l'été il pleut et qu'en même temps, le soleil luit alors, on dit que  le diable bat sa femme...




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