ça recommence pas...

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

montistructure.jpgJe sais, les jours passent ; je sais, il faut que ça recommence ! Les vacances qui ont suivi la tournée sont terminées. Retour au bureau lundi et pourtant, depuis le début de semaine je n'ai pas trouvé le temps de poser les mots. De dossier en rendez-vous, de réunion en préparation, de montage en morne constat, de bilan en échange, de repos en énervement, les vacances n'ont pas arrangé les choses...
Retour lundi et  nous avons toujours autant de travail devant nous.  Et même si ça ne change rien, il faut que je le dise, pas de jour depuis lundi, sans que je me dise, je vais écrire. Et rien, pas de mot. 
Une semaine un peu folle en somme. Comme si la tournée n'était pas terminée, comme si elle ne devait pas s'arrêter...
De mardi, je garde en tête une réunion au Collège Chatelet à Douai avec 2 enseignants Yann et Caroline, et une grande partie de l'équipe de l'IMA de montigny en Ostrevent (direction, éducateurs...) . Cette réunion avait pour objet de faire le point sur le projet d'exploration marionnettique réunissant (tous les mardis et pendant toute l'annéee scolaire à partir d'octobre prochain) des enfants de 4ème (6) et des enfants de l'IMA (6). Un beau projet en naissance, un projet effrayant aussi, un projet plein d'inconnues... 
Pourtant lorsque la première fois,  Yann me contactait, je lui disais ne pas pouvoir m'engager sur ce projet. C'était il ya quelques mois et les échanges et réunions que nous avons eus ont réussi de me convaincre. A chaque nouvel échange, la communauté de pensée a grandi.  Maintenant nous avons tous deux la même impatience de voir ce projet démarrer. Par ailleurs, un blog traçant les contours de cette expérience singulière verra le jour mais, de cela, je prendrais le temps d'en parler plus tard. 
De mercredi, je garde en tête le montage de la structure acier du castelet. Pour que François puisse l'étudier et tenter d'y intégrer ses décors, dans le temps qui est le sien. De mercredi, je garde en tête des mots en trop. De mercredi, naissent des maux, des doutes, des émotions, des peurs que je garde pour moi. Et vivement que ça se termine, comprenne qui pourra... Lorsque dans une quinzaine de jour nous démonterons le castelet l'aiguille du temps s'emballera, cela sera fini, nous n'aurons plus le temps et soit, le castelet sera aménagé soit, il ne le sera pas...
D'aujourd'hui, succession de papier, coups de téléphone, envois de mail, rangement, je ne garde pas grand chose. Peut-être l'image d'un petit dessin vite tracé sur une feuille de papier brouillon. Dessin vite tracé pour résoudre un problème. Le castelet rentrera-t-il dans un chapiteau de 10M x 10M dont la pointe du toit est à 5M de hauteur et les murs sont à 2,20M ... apparemment oui, mais entre mon dessin et la réalité du chapiteau
(une  structure de soutien qui descendrait la hauteur à moins de 3 M sur la totalité de la surface par exemple) des inconnues qui m'empêchent de penser que les problèmes liés au représentation prévues à Barlin les 22 et 23 septembre prochain sont réglés..
De demain, entre rendez-vous et règlements divers, je ne connais pas tout...
Avec Dorothée, lorsque nous regardons le calendrier des six mois qui viennent, nous n'en revenons pas, nous nous inquiétons, nous demandons comment nous allons faire. C'est un peu comme si la tournée d'été ne s'arrêtait pas, mais mélangeant les actions et les villes, les distances à parcourir sont impressionnantes. Encore une fois l'inquiétude nous saisit ; y arriverons nous ? Alors que nous redémarrons bientôt, une période de résidence de création à Marles les Mines, nous démarrons aussi des ateliers hebdomadaires et annuels à Douai donc, à Marles-les-Mines, à Maulde, mais aussi à Avesnes-le-Sec, des actions ponctuelles à Béthune et ailleurs et qu'enfin, d'ici la fin d'année, pour notre tournée de Noël (qui cette année démarre en novembre !!), sont déjà assurées une trentaine de représentations....
Mais cette inquiétude de ne pas y arriver, je commence à la connaître ; elle ne nous a, pour l'instant pas empêché de faire ce que nous avions prévu de faire. La seule différence se trouve peut-être dans le niveau de fatigue que nous devrons assumer et, si après l'été nous avons fini sur les genoux peut-être serons-nous cul-de-jatte pour fêter l'année nouvelle.

Commenter cet article