il est tard, la fatigue fait son nid....

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

CIELSETC0008.JPGMalgré tout, j'aurais voulu que ça ne s'arrête pas, que ça continue. Dans la tourmente, le temps semblait gérable. Et puis ça s'arrête ;  puis, le temps manque. Aujourd'hui nous avons monté à Barlin, nous jouerons demain et dimanche puis, nous démonterons pour repartir à Marles-les-Mines. En même temps que commencera la deuxième étape de résidence, dès la première semaine d'octobre, démarreront de nombreuses actions culturelles ; près de deux jours/semaine  qui seront occupés...
Je me souviens. Quand j'étais enfant. Je me souviens la couleur de la mer. Je me souviens certaines nourritures que j'aimais tant qu'il me fallait en engouffrer plus que ce que pouvait accepter ma constitution ; à en etouffer, à en vomir. ..
Quand je cherche dans ma mémoire, revienne ce temps, lorsque grand déjà, regardant la mer, je me souviens, tout entier plongé dedans. Vagues et sonorités, la nuit qui absorbe, la ligne entre ciel et mer devenant floue, plus selon l'heure et la perte.
J'aurais voulu que  le temps se fige, et qu'ainsi  continue le sens, mot après mot à paraître. Ecrivant cela,  il me faut entendre, que ce que je regrette d'hier, habitant ce que je vis maintenant, n'empêche pas le présent d'exister... Au contraire ; plein du passé, du récent à l'ancien, le présent  réécrit le sens. Sans cela, le présent ne serait peut-être que redites, redites, redites... "...ce qui a été c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait c'est ce qui se fera...Vanité,"
Il est tard, la fatigue fait son nid. ...

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