les répétitions sont terminées, la compagnie et le théâtre de marionnettes itinérant reprennent la route...

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

PIC-0488.JPGLes répétitions de La chambre (de Zette), c'est fini. 
Jeudi nous devons démonter castelet dit Théâtre de marionnettes itinérant, et l'atelier de résidence  puis, marionnettes et objets rangés, la tournée démarre. Dès vendredi. Ce sera un autre rythme ; fou mais un peu moins. Nous irons, continuyant les actions culturelles, de représentation en représentation à la rencontre du public.. 
Ces derniers jours, les avant-premières nous ont permis de confronter au public notre travail et de nous (ré)conforter. Après le spectacle, sortant de derrière les rideaux noirs du castelet, nous découvrions des enfants, les adultes qui les accompagnaient, un public émerveillé. Oeil allumé, sourrire à la bouche, le verbe facile dans les questions et tout le toutim... Après la discussion avec la salle, ils avaient du mal à nous quitter. Des moments denses en somme. Avant ces représentations de calage, je m'inquiétais. A Dorothée, j'essayais au mieux de ne pas montrer ma tension, mais c'était difficile. Mon inquiétude naissait entre autre du fait que pour la première fois depuis longtemps je voulais que la durée du spectacle soit de plus d'une heure. Un format qui permet les ralentissements, le rêve, la bouche ouverte, les yeux ecarquillés aussi. Il dure 67 minutes. 
Mon inquiétude à ce propos... Mais cette durée a été acceptée par nos spectateurs -testeurs ?- d'avant-première. Si il reste quelques longueurs ici et là, quelques raccords pas tout à fait justes, je sais, qu'à force de représentations, très vite, nous trouverons le rythme des transitions en particulier et du spectacle en général.
La chambre (de Zette) est  déjà là mais tout peut être plus fluides encore. 
Je regarde derrière moi, les  mois passés ont été fous.
Devant ça s'annonce un peu plus calme mais, ça reste soutenu.
Je devrais bientôt mettre en ligne des extraits vidéo des représentations. Je suis étonné de la qualité des prises. Dans, La chambre (de Zette)  le castelet devient un cinéma d'animation ; des enfants nous l'ont dit, ils ne sentent pas le temps réel et la course des manipulateurs qui assument le déroulé, l'existence des images. Pour illustrer cela,notre absence, l'absence de la réalité des manipulateurs, rien de mieux que cette annecdote, cet incident survenu hier en fin de spectacle :  normalement, la dernière transition se fait derrière les rideaux fermé, et lorsque nous les rouvrons les spectateurs doivent découvrir Zette  endormie dans sa chambre. Hier, alors que les rideaux étaient fermés, que nous mettions en place la scène, pendant son déplacement la chambre s'affale et je, m'affole ; malgré la peur, malgré les gestes de dorothée disant on en reste là, en un temps record, la chambre est remise sur pied puis nous rouvrons les rideaux. Les étagères de la chambre (de Zette) sont vides, leur contenu s'étale sur le sol mais la scène finale est sauvée. Après dans la discussion avec les spectateurs, il semblerait qu'il aient eu du mal à interpréter le bruit de la chute amortie-arrêtée. Oui, la course du manipulateur ne doit pas se sentir pas, le mouvement doit rester retenu, le poids et l'effort ne sont pas au centre de notre petit cinéma d'image et de sens...
Ces avant-premières ont eu l'effet que nous escomptions ; après la peur, la joie ; les spectateurs applaudissaient longtemps...et nous, plus (r)assurés qu'hier nous pouvons prendre la route de la tournée...
Premières représentations vendredi 16 novembre à 15H (scolaire) et 18H (tous publics)
renseignements et réservations , service culture de la Porte du Hainaut au 03 27 09 92 27

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