les marionnettistes fantômes face au public fantôme

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

douaipublic6.jpgRetour lundi, ça recommence. Retour du lundi sur une partie de semaine pleine d'émotions.  Théâtre de marionnettes itinérant dans ses malles rangé ; tous, objets et bouts de ficelle, projecteurs, prolongateurs, amplificateurs tables son et lumière bloc puissance et autres objets avec ou sans "(h)eur(t)" de fin attendant la prochaine sortie... et homme manipulateur, polyavalent marionnettiste  assis face à l'écran, mains au dessus du clavier suspendues, doigts d'une touche à l'autre se promenant tout concentré à l'exercice de restitution...
Retour du lundi sur quelques jours. Visages et sourires, qu'est-ce qu'il en reste ? Comment ça remplit ? Un jour après l'autre, une représentation après l'autre nous avons déjà donné plus de la moitié des 26 représentations prévues pour cette tournée de Noël (étendue) ; oui, déjà 16. Oui, après on arrête. Villages et petites villes, enfants et adultes, sourires et discussions nées dans le plaisir de la représentation.  Après les scolaires, les enfants voudraient rester, voir de plus près, discuter mais les maîtres rappellent la fin de la partie... Le soir après la représentation tous publics, la discussion se prolonge et il nous faut attendre avant de commencer le démontage que tous, les yeux pleins d'étoiles, nous remerciant, soient partis.  Moments de partage que je ne raterais pour rien au monde. Le castelet, Théâtre de marionnettes Itinérant, à hauteur d'homme permet cela....
J'ai le sentiment que représentation après représentation le spectacle a trouvé son rythme, et que nous deux, manipulateurs-acteurs derrière les rideaux de velours courant toujours, nous prenons de plus en plus de plaisir. La forme de La chambre (de Zette) s'épanouit et  son fond se pose. Les 67minutes que dure le spectacles ne sont pas trop longues, le public, scolaire ou familial  en redemande et nous dit son étonnement lorsque les lumières de la salle se rallume. Pendant le spectacle, le silence dans la salle, ne trompe pas, une écoute attentive de laquelle parfois nous parviennent murmures de partage et  Oh et Ah de plaisir surpris et incontrolés...
Un public neuf et touché...
Mais qui est-il ? a-t-il une carte d'abonnement à un Théâtre municipal, une scène nationale ou un centre Dramatique ? Qui est-il ce public que nous rencontrons ? Non, pour une majorité il ne rentre pas dans les statistiques de fréquentation des salles, nous ne sommes pas dans des salles traditionnellles de diffusion culturelle et, nous n'existons pas. Après la création de Seul(s), au moment du bilan, il avait fallu une longue discussion avec le Conseiller Théâtre de la DRAC pour qu'il accepte (en réalité jusqu'à quel point ?) que dans nos bilans, apparaissent les spectateurs touchés dans le cadre de représentations  données dans des jardins, des salles des fêtes. Fantômes de marionnettistes nous touchons un public fantôme...

PS pour Flavie et ceux de la Médiathèque Béthune : Dorothée a écrit un article sur le temps passé avec vous en novembre. Nous le mettrons en ligne bientôt accompagné des photographies faites à cet te occasion...Désolé pour le retard...
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