mensonges du regard, mauvaise compréhension, tu sombres dans le cauchemar...

Publié le par Fabrice Levy-hadida - marionnette - Cie Les Mille et Une Vies

undefinedTu es dans le vent, l'orage ou la tempête puis paraît le soleil. Les yeux éblouis se  ferment un instant, quand les paupières s'ouvrent  tu n'es plus  là où tu étais l'instant d'avant. Tes yeux ne reconnaissent pas le lieu, les lieux. Tu prends tes jambes  à ton cou, dit l'expression. Tu te  rends compte que ton cerveau dit à tes jambes de courir mais que rien ne se passe. Alors, pour changer cela, pour remettre en chemin ton corps, ton cerveau se met à crier, ça tremble en toi, tes oreilles souffrent et, tu te réveilles.
La  journée est -pour le moment- ensoleillée.
Oeil blanc, je pense regarder à l'intérieur, mais, tout est sombre.  Oeil vert quand le soleil brille, il devient marron quand ça s'assombrit ; ma vision du monde  est parfois verte, parfois marron.
Prendre un pinceau, le tremper dans la couleur puis, tracer un trait. Encore un autre trait et je pose le pinceau. Table encombrée, le regard  ne sait  sur quoi poser l'attention... De  lettre en lettre, à quand l'été ?
Texte sombre, comme ça, pour ne rien dire, pour dire comment ça ne dit pas, pour reprendre, gymnastique quotidienne et puis arrêter. Arrêter là ? Non !
Un mot encore sur  les mensonges et puis finir. Dimanche après avoir posé le bulletin blanc dans l'urne,  j'accepte d'aider à dépouiller. A la table de quatre où j'étais installé, (j'ai) passé deux heures en compagnie d'inconnus qui pour un ouvre les enveloppes, pour l'autre (moi, inconnu comme un autre) lit les  bulletins et pour les deux derniers  marquent à coup de trait les votes. Mensonge, à quoi sert ce mouvement, ce geste citoyen ? Sous la pluie sale, après ce temps passé dans une salle de clase transformée pour l'occasion, mes pas m'ont ramenés à  la maison. Je ne sentais pas plus de vérité  le soir, écoutant les analyses à chaud des uns et des autres,  je me sentais profondément dépité...
Les enfants souffrent, la pauvreté s'installe ; certains moins nombreux , toujours moins nombreux, s'enrichissent. Tu es dans la nuit. Tu sombres dans les cauchemars et tu ne le sais pas. Tu te crois éveillé, il n'en est rien, tu ne peux rien, tu n'es rien. Bruit, souffle court, eaux sales, rien ne t'échappe pendant le sommeil.. 

Publié dans Autre inclassable

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