giboulées de mars et printemps le manipulateur a perdu sa marionnette

Publié le par Fabrice Levy-hadida - manipulateur - Cie Les Mille et Une Vies

PIC_0090_jpg_0.jpgMars et ses giboulées arrivé, mon regard sur l'avenir reste sombre ;  le printemps intérieur tarde à venir, je me sens comme un manipulateur sans marionnette, pas à ma place. Peut-être, notre isolement, notre façon de travailler dans la proximité (mais loin des réseaux) y est-elle pour beaucoup. Je n'arrive pas à me dire que nous passerons le temps, l'année, sans cicatrice... Ma première difficulté, continuer d'avancer,  je la retrouve chaque jour renouvelée alors que mes forces, je le sens, réduisent. Alors que j'écris, que nous travaillons à notre nouveau projet de création, nos deux projets de création, (Des)humanité(s) et Monstres, que nous continuons d'animer de nombreux ateliers, que nous gérons la structuration de La Compagnie Les Mille et une Vies, la fatigue s'installe. Ma volonté qui s'érode et mon avancée dans l'âge n'arrangent rien ! On aimerait, avançant, que le chemin parcouru ne soit pas sans cesse remis en question  et qu'il se stabilise plutôt. Cela serait peut-être le cas si j'avais choisi les chemins habituels de la culture mais (malheureusement) les territoires que nous avons décidés d'occuper demeurent à la limite du monde visible pour ceux qui financent l'art et le geste artistique. Si, hier encore, nous arrivions à trouver dans la proximité des interlocuteurs attentifs, il semble que le temps, lentement les dépossède du pouvoir de construire leur environnement culturel... Et si à terme ces interlocuteurs de proximité disparaissent, ceux la même qui sont nos premiers partenaires, du quartier éloigné au rural, alors, je le sais, nous devrons disparaître ou revenir aux traditionnelles (auto)routes de la culture. De question en question, les jours passent, je ne vois pas les réponses. Je devrais arrêter le questionnement mais ce n'est pas simple. Continuer tout simplement. Continuer, hier je le faisais, sans que le lendemain, empêche le présent. Mais aujourd'hui, engagés comme nous le sommes sur ces chemins de traverses, il est difficile de ne pas être soucieux...

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FLH 03/04/2008 11:33

oui, poursuivre... On essaie mais, un jour peut-être le carburant nous manquera et se retrouvera-t-on empêchés et perdus... Pour aujourd'hui c'est sur, poursuivre mais aussi s'atteler à éclairer l'obscurité, à notre manière, essayer de trouver d'autre isolés et... rêver...amitiésFabrice

Valdo lydeker 24/03/2008 21:58

sans chemins de traverses, il n'y aura plus aucun véhicule sur les (auto) routes...
Poursuis. On est bien placé pour savoir que c'est facile à dire et difficile à faire...
Amicalement,
Valérie

Valdo lydeker 24/03/2008 21:58

sans chemins de traverses, il n'y aura plus aucun véhicule sur les (auto) routes...
Poursuis. On est bien placé pour savoir que c'est facile à dire et difficile à faire...
Amicalement,
Valérie

Fabrice Levy-Hadida 25/03/2008 07:29


oui, poursuivre... On essaie mais, un jour peut-être le carburant nous manquera et se retrouvera-t-on empêchés et perdus... Pour aujourd'hui c'est sur, poursuivre mais aussi s'atteler à éclairer
l'obscurité, essayer de trouver d'autre isolés et... rêver...
amitiés
Fabrice