comment de marionnette en manipulateur le spectacle paraît

Publié le par Fabrice Levy-Hadida - marionnette - Cie Les Mille et Une Vies - Théâtre de Marionnettes Itinérant

S'il ne restait qu'une liberté, s'il ne restait qu'un mot, lequel choisirais-je ? Je l'ai déjà écrit ici, quand fatigués de nous déplacer nous doutons, il nous suffit alors de nous rappeler ces instants chalereux, ces moments d'écoute et d'échange pendant lesquels notre art nous sert de carburant et de moteur pour repartir ; quand nous voyons à Douai ou ailleurs des enfants s'épanouir alors, disparaissent fatigues et doutes...
2009 approche. Je vois l'année se construire et notre route, entre création, diffusion et actions artistiques de développement se précise. L'année 2008 n'est pas terminée et je regarde 2009, 2010 et 2011. Oui, nous allons vivre une année de création et de diffusion et je le sais, nous allons encore une fois, nous retrouver, kilomètres parcourant à courir après le temps. Si je ne veux pas remettre en question ce calendrier, je sais aussi qu'il nous faudra sauter le pas et aggrandir notre équipe. Nous aurions du le faire plus tôt mais, chaque fois j'ai repoussé l'échéance, plein de la peur du lendemain, (r)assurant les arrières... Fin 2008, début 2009, si nous ne le faisons pas, nous ne pourrons assurer notre présence sur les territoires et face aux enjeux de la création nous nous retrouverons bien vite à bout de souffle. De jour en jour, autour des actions de développement culturel,  je vois les partenariats se poser et si  ces partenariats nous demandent une grande implication nous demandons en retour que nos partenaires soient au minimum conscients de nos enjeux de création ; au mieux certains de ces partenaires  deviennent aussi les partenaires de nos créations, de notre projet. C'est ainsi que regardant le passé, et les routes que nous avons parcouru se construit notre avenir...
Quelques mots pour ne pas trop laisser cet espace silencieux, quelques mots entre deux tâches, quelques mots... avant que notre dictionnaire humain soit amaigri... S'il ne restait que celle la, cette liberté d'occuper un espace virtuel. Espace  qui permet  d'adresser mots et signes colporté par le vent et adressés à l'homme (sans visage et sans nom).
Mots vite écrits... Plus tard j'en écrirai d'autres, plus tard plus. Plus tard sinon rien. Je vous raconterai l'atelier et les constructions en cours, je vous dirai les bribes de texte qui paraîssent ; plus tard nous vous raconterons les regards et les mots entendus, les ateliers dans les écoles et la course, plus tard nous continuerons d'écrire ce journal... Demain peut-être... Déjà demain ?

Commenter cet article