recrutements marionnettistes CDDU en cours

Publié le par Cie Les Mille et Une Vies

2009, année folle, époque difficile, le temps est en crise ! Et nous, Cie Les Mille et une Vies , Théâtre de Marionnettes Itinérant tentons d'avancer dans notre plan de développement. Parce qu’en 2008, arrivant à dix ans d’existence, nous appuyant sur l'expérience que nous a donnée le temps, nous avions prévu d'entrer dans une phase de développement jusqu’en 2012 (les moyens, l'équipe, les partenariats). Aujourd'hui, avec nos partenaires territoriaux (Artois Comm., SIRA), nous continuons d'avancer sur cette voie mais parfois l'angoisse me saisit. Nous travaillons avec des partenaires institutionnels, qui pour certains sembllent saisis de cécité ; la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), pour ne nommer qu'elle, alors que nous travaillons professionnellement, que nous développons une équipe permanente, que nous diffusons nos créations, que nous touchons des publics éloignés des équipements, la DRAC a donc décidé de ne pas aider notre projet de création. Ils voudraient nous mettre en difficulté qu'ils ne procéderaient pas autrement. Malheureusement, cette administration ne veut pas être transparente et lorsqu'elle rejette notre dossier nous n'avons aucun recours... Si nous l'ouvrons, si nous râlons, nous risquons de condamner le financement de nos projets futurs...

Le Ministère de la Culture a participé à construire des équipements, finance les équipes de permanents de ces lieux (administratif, communication et technique) et pour l’œuvre qui doit toucher les publics et occuper ces lieux, il ne reste plus grand-chose, les miettes de son budget….

Mais il n'y a pas que le Ministère de la Culture et ses DRAC ; avec d'autres administrations c'est la même chose ; elles râlent sur le secteur culturel et plus particulièrement sur les acteurs de création qu’elles considèrent peu ou pas assez structurés à leur goût ! Mais certaine de ces administrations restent rigides dans leur fonctionnements et opaques dans leurs procédures. La plupart du temps, elles refusent que nous (acteurs) les rejoignons pour ensemble réfléchir à construire des critères d'attribution et d'évaluation objectifs... C'est vrai, juger la qualité artistique est souvent un jugement subjectif mais d'autres critères peuvent permettre une étude plus juste des projets. Territoires touchés et publics, durée de la structure, du projet, professionnalisme de son équipe, des outils et des moyens dont elle dispose... Cette liste n'est pas exhaustive mais jusqu'à présent, pour les équipes de création indépendantes il a été difficile (pour ne pas écrire impossible) d'intervenir dans les modalités d'attribution et de faire entendre leurs voix aux tutelles et institutions qui travaillent dans leur coin. Au final on peut avoir le sentiment que les tutelles utilisent les moyens collectifs comme un portefeuille personnel. Et voila comme une politique culturelle se transforme en politique d'aménagement territorial. On construit des équipements sans se soucier des contenus qui l'occuperont. On demande à tel équipement d'assumer la production déléguée de telle création, on réduit la poilitique culturelle d'un territoire à la construction d'une programmation...

Ca y est, on marche sur la tête, certains élus, utilisent leur temps de parole au Conseil Municipal pour donner les chiffres de fréquentation et annoncer les prochains évènements ;  ils ne se rendent pas compte de l’aberration ; oui, l’époque est folle, on confond politique culturelle et programmation culturelle.

Demain chaque village aura son lieu… et tout le monde sera artiste (amateur)…

Mais Monsieur, que voulez-vous ? Vous pourrez vous donner à voir, et ne plus danser sur la table comme vous le faisiez jusqu’à présent ! Vous voudriez qu'on vous paye ? ET bien tendez le chapeau !

Ils ont construit et continuent de construire des équipements, ils ont salariés des équipes de permanents (administration, production, communication et technique) et pour l’œuvre qui doit occuper ces lieux, il ne reste plus grand-chose….Pauvre démocratisation culturelle !

Entrée en matière rude ? Je voulais ici dresser le contexte avant d'aborder la suite :

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui 25 avril alors que la Cie Les Mille et une Vies est entrée dans la phase active de son développement (création, mise en oeuvre des actions...), que de nombreux dossiers ont été déposés, nous démarrons nos actions sans avoir les réponses de nos partenaires institutionnels ; et si après-demain, comme la DRAC, Région, départements et autres partenaires de nos projets rejettent nos demandes nous pourrons mettre la clé sous la porte et licencier l’ensemble de notre personnel (celui déjà présent (4 personnes aujourd'hui) et celui que demain nous prévoyons d’employer (4 à 5 personnes demain) ) . Si un lecteur sait analyser la logique de nos administrations en ces temps de crise, qu'il ait la gentilesse d'éclairer ma sombre lanterne...)...

Si vous voulez prendre ce risque, si notre projet et sa précarité vous tente, si votre précarité actuelle est plus grande que celle que nous vous proposons,

en suivant les liens vous pourrez découvrir les postes que nous ouvrons et qui viendrons compléter l’équipe actuelle
ici, un poste en Contrat d'Accompagnement à l'Emploi - CDD AGENT de Médiation

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/38/79/16/Profil-CAE-intervenant.pdf

là, 2 postes en CDDU artistes interprètes sur notre nouvelle création...

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/38/79/16/Profil-Interpr-te.pdf

Attention, les candidatures sont à envoyer au pôle emploi (avec la référence de l'offre en objet) qui me les transmet ensuite...

Par ailleurs, ces postes seront en priorité pourvus par des gens résidant en Région Nord/pas-de-Calais ; en effet, les postes ouverts (durée, CDD, salaire...) ne me permettent pas d'envisager sereinement un déplacement de compétence d'une région éloignée...


Fabrice Levy-Hadida - Directeur - Cie Les Mille et une Vies - Théâtre de Marionnettes Itinérant

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