Une semaine chargée s'annonce

Publié le par Cie Les Mille et Une Vies, Fabrice

Aujourd'hui samedi, pas de répit, nous partons à Masny dans le Douaisis (à l'Est rien de nouveau), pour profiter d'une Fête Nos quartiers d'été pour faire de la "retape" promotionelle sur notre présence la semaine prochaine à Montigny en Ostrevent.

Lundi nous démarrons les ateliers à la Maison d'Arrêt de Sequedin. 2 Ateliers de manipulation, un pour les hommes, un pour les femmes. Après la représentation du lundi 31 juillet, j'ai hâte de rencontrer les inscrits et de préciser avec eux les objectifs de ces séances..... à suivre... dès lundi soir normalement.....

Mardi sera l'unique intervention à La Maison d'arrêt de Loos. En effet, à partir de mercredi et jusque dimanche nous serons à Montigny en Ostrevent dans le quartier du Sana.

 

Mercredi ouverture en représentations de " les Aventures de Germain Lenain".

Jeudi et vendredi, rencontres avec les enfants des centres de Loisirs. Ces rencontres sont aussi ouvertes à tous ceux qui le veulent.... En 2 heures nous abordons d'abord de manière théorique, l'historique de la marionnette et  de notre Compagnie et ensuite nous finissons la séance par de courtes tentatives marionnettiques.

Pour ceux qui en veulent plus un atelier est aussi proposé du jeudi 10  au Dimanche 13  août qui, plus long, permet de découvrir un peu plus et va même  jusqu'à la confrontation publique le dimanche. A ce jour il reste encore des places pour cet atelier gratuit. A ma connaissance, il n'y amême aucune inscription à ce jour. Vous pouvez vous inscrire en nous contactant au 03 20 88 44 78 ou au 06 09 76 95 26.

Nous cloturons donc semaine de présence par un "Dimanche autour du Théâtre de Marionnettes itinérant" qui entre spectacle de la Cie et atelier permanent permet de passer un moment culturel et convivial de découverte.

C'est donc une semaine chargée qui nous attend. Une semaine qui ne s'est d'ailleurs pas arrêtée depuis le début de l'été. Comme je le disais dans un article précédent, la Cie Les Mille et une Vies, c'est deux personnes employées à temps plein : Dorothée et moi-même, Fabrice. De l'artistique à l'administratif en passant par la communication, deux personnes c'est peu et, parfois, pour ne pas dire au quotidien,  je regrette que nous n'ayons pas plus de moyen pour pouvoir embaucher parce qu'à ce rythme, nous serons mort à la fin de l'été.

Mais pour les moyens, pour en avoir plus, j'ai de plus en plus le sentiment qu'il aurait fallu que nous choisissions les routes culturelles traditionnelles et pas les chemins de campagne... Il aurait fallu que sur "la scène des nouveaux temples" nous nous adressions à "ceux qui savent entendre les voix de la culture" et que, dans "l'arène" avec les autres "acteurs-gladiateurs de la culture" nous nous battions pour récolter le doigt levé de notre survie. Alors, sans moyen, ou si peu, avec notre force et notre croyance, tant que nous ne sommes pas mort nous tentons de toucher le populo, le rebut , l'eloigné , le citoyen qui comme tous, comme les autres, a le droit inaliénable à la culture et au savoir...

C'est vrai que, dans ce choix de chemins  de traverses, des partenaires nous soutiennent. C'est vrai que, dans ce choix, la relation avec le public est à chaque fois une récompense renouvelée. C'est vrai encore que la lumière qui s'allume dans les yeux des "éloignés" est en soi un salaire bien plus élevé que toutes les richesses matérielles. Mais c'est vrai aussi que nous sommes fait "de chair et de sang" et qu'une fois le spectacle donné, les actions assumées, les rapprochements effectués, nous ne pouvons ranger notre faim au rang des besoins superficiels. La faim, comme notre travail, nécéssite un minimum de moyen. Et, avec le temps on se met à éspérer que faisant depuis 1998, avec le minimum dans des endroits improbables, les soutiens reconnaissant la qualité de nos actions, nous aideront plus. Il ne s'agit pas de transformer nos "bouts de ficelles" en "fil d'or" mais, bien plutôt, de nous permettre d'acheter les cordes et nous aider à bâtir solidement sur la base des actions réalisées, notre participation marionnettique à l'époque et au développement culturel local.

Un voeu pieu ?

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