Epi de Soil à Lille-Sud, plus loin que le bout du monde

Publié le par Cie Les Mille et Une Vies

C'est ce sourire, cette multiplicité de sourires, même au bout du monde, qu'avec le théâtre de marionnettes itinérant, on cherche à donner.

Qu'il soit pauvre, qu'il soit riche, l'enfant a un droit au bonheur qu'on ne devrait pouvoir lui contester. Même si il a vu le jour dans un foyer à la situation matérielle difficile, la société devrait se soucier de cela, de son droit d'être heureux au lieu de seulement le considérer comme un pion qu'on déplace au bon vouloir de statistiques obscures déstinées à alimenter on ne sait quel rapport ou diagnostic...

Le bonheur est simple et humain. Ce matin arrivant au bureau, éloigné de seulement une centaine de mètres de notre lieu de représentation choisi, nous décidâmes, non confiant en la communication qui jusque là avait été faite, de partir en porte à porte, à la rencontre des passants, des gens trainant dans les jardins des cités voisines. En deux heures de temps, Cité Gide, Epi de Soil et Arbrisseau furent ainsi parcourues par nos pommes de "marionnettistes à tout faire", distribuant nos bonjours et nos prospectus. Nous avons peut-être redit 100 fois les mêmes mots ; à nos voisins du quotidien nous voulions dédier l'après-midi, et si la météo nous épargnait, monter au plus près notre Théâtre de Marionnettes Itinérant.

La nouvelle était accueillie avec joie et nombre de gens se joignirent à nos voeux qui souhaitaient tenir l'orage éloigné, tout au moins jusque la fin de l'après-midi. Et cela fut ainsi. Après avoir chargé le camion, nous parcourumes les cent mètres qui nous séparaient du square.

A 14h10, c'était torché, le castelet et les bancs déployés n'attendaient que les spectateurs.

 

à 14h30 tout le monde était là, les bancs occupés par des enfants, des parents heureux de voir leurs enfants heureux, des parents à nouveau enfants, et le spectacle pouvait commencer... et créer cette joie simple, ce moment de sereine furie pendant lequel les personnages de mousse et de plâtres, subitement icônes, communient avec le public , s'attachent son aide, se le mettent à dos, capables qu'ils sont d'endosser tous les rôles....

45 minutes de ce simple échange plus tard, le temps s'est arrêté, les parents conversent tranquillement, les enfants courrent de ça, de là, le square si vide habituellement, se met à réspirer la convivialité.

Mais avant que l'orage éclate, il nous faut démonter, le temps reprend son oeuvre ; et c'est accompagné d'une petite troupe d'enfant que nous démontâmes, chargeames, convoyames et déchargeames à nouveau le camion.

Le bonheur est simple parfois.... comme un tête à tête avec un ami, avec un spectacle, entre soi...

 

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