C'est fini....

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

Les mots, ces mots que je pensais être une ouverture, un moyen de faire avancer, un moyen de mettre à découvert l'action ont été mal perçus.

Pour atteindre les objectifs que nous nous étions fixés, artistiques et humains, pour valoriser le travail des détenus, la collaboration avec nos partenaires, nous avons tenu ce journal. Avec nos mots nous avons relatés ce que nous ressentions, au plus près de l'action, essayant de ne pas laisser au temps le temps d'effacer nos souvenirs. Avec nos mots, nous avons dit, dans ce blog comment nous ressentions notre participation à cette aventure.

Notre volonté n'était pas de blesser, de nuire, de faire mal, mais bien au contraire de construire, en décrivant dans l'effort de l'écriture immédiate, nos sentiments.

Au bâtiment B. à la Maison d'arrêt de Sequedin, grâce au soutien de la surveillance, du SPIP, de la Maison d'arrêt ça avait repris et plutôt bien que mal, le groupe se constituait séance après séance....

Mais voilà, ces mots, mes mots, ceux de Dorothée aussi, ont été entendu comme critique et empêchent aujourd'hui une suite, une fin, là où nous pensions qu'ils nous permettaient de continuer, d'avancer au grand jour dans notre action en prison, comme nous le faisons à l'extérieur aussi, nous donnant à voir, donnant à entendre à ceux qui le veulent comment nous abordons notre métier d'artistes....

Et aujourd'hui lundi, dans le bureau du quartier de Lille-Sud, au fond de la rue de l'arbrisseau, devant l'écran, je me demande comment un mot, même maladroit, peut être  entendu comme une agression. Je considère le mot comme un élément de construction, comme une main tendue à l'autre et non comme une agression.

Mais peut-être vivons nous une époque dans laquelle la peur a pris le pas sur la confiance et l'échange et que cela, je ne veux pas l'entendre.

De manière brutale donc, l'action à la Maison d'Arrêt de Sequedin s'arrête et je le regrette..... Et si mes mots, si nos mots, ont blessés, je veux le répéter ici, je le regrette, car ils n'étaient pas là pour ça.

Commenter cet article

E 28/01/2007 22:03

Bonjour, je suis tombée par hasard sur votre blog, et il m\\\'a beaucoup interessée. Je trouve votre action très enrichissante, pleine de bon sens, et je vous sens motivée, determinée, même si tout est fait pour vous faire obstacle. Le comportement du personnel semble aussi irrespectueux que je l\\\'imaginais.Merci de nous décrire ce qui se cache derrière ses murailles.
 
Bonne continuation dans votre projet! si vous avez besoisn de soutien, n\\\'hésitez pas à me contacter! Habitant dans la région de cette maison d\\\'arrêt,  je me ferais une joie de vous soutenir dans cette oeuvre.
Cordialement.