une vie trouble dans la proximité.

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

C'est pour défendre la vérité, c'est pour défendre leurs vérités que les hommes s'affrontent. Quelle vérité ? Il y aurait une vérité, une croyance et tout serait réglé, d'un coté ceux qui la connaissent et de l'autre, tous les autres, qu'il s'agirait de convaincre, d'amener à croire ; il n'y aurait qu'une voie et tout serait simple. Mais autant d'hommes que de voies, autant d'hommes que de vérités...

Au quotidien, mes mots se troublent.

Aujourd'hui 31 octobre nous devons avoir une première réunion de travail autour de "La chambre de Zette)". Je dois dire où j'en suis de l'écriture du texte, de la construction des objets, de mes premières ébauches de mise en scène ; tout sera peut-être un peu plus clair ce soir.

Et cette incapacité qu'ils ont, que nous, hommes avons de croire seuls. Toujours voulant partager, imposer notre croyance incapables que nous sommes d'accepter celle de l'autre. Ainsi, dès que nous détenons, croyons détenir un fragment de notre vérité, nous voulons la partager, de gré ou de force le faire entendre, et si le plus souvent de force, alors tant pis, la croyance vaut bien tout les sacrifices.

Le mois de novembre est là, demain. puis viendra décembre... Le temps file, je ne le vois pas passer...

Il me faut une pause, mes mots sont confus ; peut-être la proximité de nos actions, la rencontre avec des hommes de toutes croyances, une vie dense dans les lieux de l'exclusion génère cet état de trouble.

Les enfants du quartier qui tapent à la porte et demandent quand/si nous démarrons un atelier... je ne peux pas leur répondre, la triste réalité, la ville ne finance pas, je remets à demain...

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