le temps manque

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

Il faut que je m'y fasse, depuis mon retour de vacances j'ai du mal à trouver le temps pour écrire et je me demande quand je pourrai retrouver un rythme de rédaction, qui même dans une période laborieuse effrénée me permettra de continuer à construire cette chronique de la vie ordinaire de la Compagnie Les Mille et une Vies. Ce n'a pas été le cas ces jours derniers.
Il ne faut pas que je compte sur un hypothétique temps tranquillisé.
Nous avons commencé de courir la course  2007. Une course de fond longue et belle qui met entre nous et Lille quelques vrais kilomètres et dans laquelle notre projet de compagnie prend de la hauteur.
A partir de demain je me suis inscrit à une course bancaire au fond de roulement et il me faudra composer avec un conseiller bancaire dont je rêve de changer ; depuis nos dernières difficultés de trésorerie, je ne lui fais pas confiance et malgré la coopération qu'affiche son enseigne je ne vois derrière ses yeux que recherche d'intérêt immédiat et incompréhension face à notre projet artistique-politique.
Quand j'y pense c'est affligeant de ne pas lui faire confiance. Notre banquier devrait être un partenaire (pour ne pas dire le partenaire) à part entière de notre projet mais j'ai le sentiment d'être face à un ennemi à l'affût attendant calmement la tempête pour nous donner un bon coup derrière le crâne. Est-ce à dire qu'une tempête s'annonce ? Non, mais la difficulté de trésorerie accompagnée d'une absence d'outils adéquats fait penser que malgré les très belles prévisions d'actions il me faudra trouver force de conviction... En 2007, nous prévoyons plus de vente de spectacles, plus d'heures de sensibilisation, plus de partenariats, plus de financements ; nous triplons notre chiffre d'affaires et il me faudra trouver les moyens de ce développement d'activités....
La part déclarative de 2006 terminée,  je suis passé à la part constructive de notre développement.
Je regarde l'horloge. Le temps figé fuit en avant lentement ou si vite que mes yeux ne perçoivent plus le mouvement des aiguilles.
Aujourd'hui un avis de tempête, le vent fait voler les journaux gratuits. Dans la rue, la tête rentrée dans les épaules, les rares humains que je croise marchent vite, plus vite que d'habitude...
Le temps m'échappe et, malgré mon envie, je n'arrive pas à trouver les mots qui exprimeraient le plein qui nous habite. Alors, je baisse les bras, je clique sur "mettre en ligne l'article" et je passe à autre chose en me disant : "peut-être demain..."

Publié dans Autre inclassable

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