un vieux texte ressurgit...

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

De Peur-humain à terre en passant par foutu suicidé

Dans un long véhicule à toute allure embarqué, dans milieu hostile ; autour de lui, Peur-Humain, des regards aux mains sanglantes, des langues sans arrêt frètillantes, des gorges enflées; de ces coffres de graves sons s'échappent.
Peur-Humain de panique est atteint, pour descendre appuyer sur le noir-bouton. Enfin Peur-Panique est dehors; ses pieds sur ferme-terre de mieux pouvoir s'enfuir il a le sentiment; marcher, dans un sens, le protège.Il tombe.
Il tombe, se relève, regarde du haut de ses yeux le bas de ses pieds et se demande comment si petits socles d'un si absurde corps l'équilibre gardent. Retombe. Une fois encore se redresse et de ne plus regarder le sol décide Peur-Panique.
Maintenant, dans le dédale de rues noires-grouillantes court Peur-Panique; vers son aérien terrier se dirige, de hautes marches rapidement gravit, à mi-parcours désagréable rencontre d'un bonjour puis, enfin, la porte tant désirée.
La pièce, tant imaginée, au secret maintenant garde corps et esprit; lentement Peur-Panique humain redevient et après la fureur du dehors au calme-silence du dedans retourne; solitude par non-bruit comble. Mais, silence en vide degénère et de vide à nouveau vers peur;  jamais restera tranquille Peur-Humain?
Dans Peur-Humain lumière se fait: ouvrir porte, personne sur palier, escalader les quelques marches menant au toit; jusqu'alors était restée inconnue la porte menant à vide-lumière, ici rien n'est oublié, ici, il n'est ni gain ni perte...sauter.
Le temps passe et dans la rue le corps s'ecrase; sur le trottoir, un temps, restera la marque de la rencontre mou-dur: rouge.
Son et lumière, l'ambulance arrive. A ramasser les débris de la rencontre chair-bitume, que déjà derrière leurs gueules silencieusement bavant les chiens misérables rachitiques quatre-pattes aux fonds de poubelles divers habitués convoitaient, s'acharnent les employés aux blouses blanches immaculées.
A enquêter se ruent les policiers; foutu-suicidé que le fonctionnaire haît; foutu-suicidé qui sur le bureau du travailleur de l'état joyeusement avec les formalités-papiers fornique et qui le temps prend sans se soucier des tâches -autres- importantes de la fourmi.
Journalistes sans gant ni patin, au sentir du carmin-sang se précipitent: voulant fuir le monde et sa foule, à une multitude avide de mort soudaine se trouve foutu-suicidé confronté; du posthume placard surgit l'unique état-civil pour aller s'entasser-serrer dans une page séduisante-attirante, noire de décès, du journal quelconque.
Les jours passent et donnent silence à qui réclame silence; foutu-suicidé seul dans sa fosse bois-terre, aime à être seul.
Puis comme toute victime du manque à vivre se trouve à un nouveau manque confronté: vermine qui consciencieusement ronge-mange emplissant le noir-trou d'un perpétuel ronflement.
Lentement devient trou à foutre; un rien moins que plaisir de chair pour vers; après avoir négligemment rejeté la vie, donne la vie; de foutu-suicidé passe à foutu-créateur, foutu-procréateur, saloperie. Plaisir de chair pour vers à eux s'offre, à leur voracité tout entier se donne et de verdâtre viande à purulente vérôle passe.
C'est en en peu de temps que se font les grands chemins.
Plaisir de chair pour vers petit à petit disparaît et en manque à bouffer pour vers s'incarne puis se métamorphose en engrais pour terre et montant les échelons devient terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Autre inclassable

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