le retour au bureau

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

Le lundi matin, arrivant à Lille-sud dans la rue du bureau, lorsque pendant le week-end, je n'ai pas eu l'impératif de repasser par le bureau-atelier-stockage,ce qui me frappe en premier c'est le sentiment d'abandon. Ensuite, regardant ici et là les papiers et dechets voler, débris jetés au vent d'une fin de semaine que j'imagine agitée, la vie reprend le dessus... et je me demande à ce moment là pourquoi ce quartier, si proche de la ville en reste si loin, pourquoi sa population n'a pas droit aux mêmes égarts et, à certains égarts à droit à un traitement spécial. Ensuite je me rappelle de certains sondages qui dressent le portrait d'une france au racisme latent. J'écrivais, il y a quelques jours (ici) que la peur ne me semble pas être un bon moteur pourtant la peur est là et certains tentent de faire "leur beurre" sur son dos.
Ce matin arrivant au bureau, j'étais plein de la fatigue d'une nuit agitée, peut-être encore plongé dans les débats du sommeil qui ne veut pas prendre quand la raison le voudrait, j'ai oublié comme je me l'étais promis, de compter les vitre cassées de l'anicien collège. Semaine après semaine, les matins laissent voir, sur le collège abandonné les stygmates de nuits agitées ; vitre après vitre, salle de classe après salle de classe, ce qui est abandonné est détruit.
Ce lundi matin arrivant au bureau, la rue est salie, mes mots sont aussi désordonnés que mes pensées. Je perds dans le dédales des rues le fil d'une pensée que je voudrais clair peut-être est-ce parce que tout ce qui se donne à voir tend à obscurcir le tableau là où l'imaginaire voudrait que le temps s'eclaircisse.
Ce matin arrivant à Lille-Sud...

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