se perdre, pour mieux se retrouver, marionnette... La chambre (de Zette)

Publié le par Fabrice Levy-Hadida

Un peu de pub... pour une revue de qualité...

Le 15 avril prochain,
sortie de Cassandre N° 69,
Je hais les marionnettes...

Se perdre dans les mots ; les détours apparaissent comme aussi importants que les chemins tracés. Ceux, ici perdus, demain là se (re)trouvent.
Zette, personnage de chair et de plastique, pleine d'humaines intentions et de réalités marionnettiques, avec le temps apparaît.
Au début, j'avais peur que le passage par les mots me bride. Aujourd'hui, les mots m'étonnent et me donnent à comprendre des réalités spectaculaires dont je ne soupçonnais pas l'existence. Après l'escalier, j'ai amené Zette face à un miroir et l'histoire que son reflet lui conte je ne l'imaginais pas avant.
De jour en jour, le voyage se précise. Symboles et images, la vie prend sens...




Zette, se rencontre et voici ce que lui raconte son reflet... (sans la fin...)

Le Reflet de Zette (le miroir va devenir, pendant le temps de l’histoire un petit cinéma, théâtre d’ombre (ou de play-mobil) ; ainsi scène après scène, les tableaux vont dresser l’histoire pendant que la voix du reflet la raconte):  C’est bien….il faut être patient, à l’heure ou tout arrive, ce n’est pas nous décidons. Si les hommes mesurent le temps, ils n’en maîtrisent pas le cours. Tu as de la chance Zette... Alors que l’aiguille des secondes s’est figée, tu peux regarder le étoiles... Quand les autres ne le peuvent... Ecoutes, l’histoire que je te conte, et souviens toi, rien, n’arrive ici, par hasard…..
Il était une fois, dans une époque pas si lointaine, une communauté de gens qui vivait dans des petites maisons. Les maisons étaient construites par les fils aidés de leurs pères. A cette époque les maisons des fils devenant père étaient construites à côté des maison de leurs pères. A cette époque, quand les fils devenaient père, ils n’avaient pas honte de leurs pères, ni du père de leur père, ni quand il vivait encore, et cela n’était pas rare, du père de leur grand-père. A cette époque, les maison étaient en bois. Pour construire une grande maison, il fallait dix arbres, mais, les gens de la communauté, quand ils n’avaient pas besoin de grande maison ne construisaient pas de grande maison. Presque toutes les maisons de la communauté avaient été construites avec quatre arbre. Il y avait bien  Arioul qui vivait seul et avait réussi l’exploit de construire sa maison avec un arbre unique. La légende avait fait le tour des communautés de gens. Plusieurs s’essayèrent à l’exercice de faire bien avec moins mais aucun n’y parvint. Les gens de la communauté n’utilisaient que les arbres nécessaires et leurs lois voulaient que quand pour un arbre coupé, ils en replantent cinq. A cette époque, il y avait  des rires et des chants derrières les murs des maisons. A cette époque les enfants, quand ils étaient enfants, jouaient, et tout le monde pensait que cela était bien ainsi, et que cela durerait jusque la fin des jours. A cette époque, l’enfant restait enfant jusqu’à ce qu’il ne le soit plus. Quand il rejoignait la communauté des gens, il participait et contribuait à la hauteur de ses moyens pour que derrière les murs des maisons, on continue d’entendre, les rires et les chants, parce que tous pensaient que cela était bien ainsi. A cette époque, dans cette communauté, il n’y avait pas de richesse, comme tu pourrais le comprendre, il n’y avait pas de pauvreté, comme tu pourrais l’imaginer, il n’y avait pas de peur, comme il t’arrive de la ressentir. A cette époque quand l’enfant rejoignait la communauté des adultes c’est qu’il se pensait prêt, qu’il désirait travailler, il travaillait avec plaisir. Quand il était fatigué, à cet époque, tout le monde comprenait qu’il arrête de travailler. Mais à cette époque, il était aussi possible, pour celui qui ne voulait pas sortir de l’enfance, d’y rester toute sa vie. La communauté reposait sur chacun de ses membres, tous les gens avaient leur place, et cela était bien, et tous voulaient que cela dure, et tous pensaient que cela serait ainsi jusque la fin des jours. A cette époque, celui qui avait faim mangeait et, quand il avait fini de manger, il n’avait plus faim. Tout le monde pensait que cela était bien ainsi, et que cela durerait jusque la fin des jours.  A cette époque quand les gens arrêtaient de travailler, parce qu’ils étaient fatigués, ou n’en avaient plus envie, personne ne leur reprochait. C’était ainsi à cette époque. Quand les gens ne travaillaient plus ils restaient avec les enfants de leurs enfants. Dans cette communauté de gens, qui n’était pas différente des autres communautés de l’époque, les enfants et les grands-parents étaient ensembles. Mais un jour, un fils, quand il devint père eut honte de son père.  Alors, il décida de lui construire une maison. Mais, contrairement aux usages de la communauté, une maison éloignée de la sienne. Il alla voir le bûcheron pour qu’il lui coupe trois grands arbres. Le bûcheron qui connaissait le fils, lui demanda ce qu’il en voulait faire. Le fils n’avoua pas au bûcheron qu’il voulait éloigner son père. Il ne répondit pas aux questions se cachant derrière un mensonge, il se sépara du bûcheron. Le fils s’appelait Elart. C’était le fils d’Altagi qui était bien connu de tous. Altagi quand il travaillait encore s’occupait, avec d’autres qui aimaient cela, des champs. A cette époque, les gens de la communauté ne se mentaient pas, ils étaient fiers de leurs actes. Mais quand Elart laissa le bûcheron celui-ci en parla à sa femme Néva. Néva qui comprenait beaucoup des gens, elle était conseilleuse, dit à son mari qu’il ne devait pas couper les arbres tant qu’Elart ne lui expliquerait pas les raisons. Le lendemain, quand Elart vint pour récupérer les arbres, le bûcheron dit qu’il n’avait pas eu le temps, que la forêt ne le lui avait pas permis, que la tempête l’avait empêché de travailler. Après le mensonge de fils, le mensonge du bûcheron, c’est à ce moment là que la communauté des gens commença de changer. A cette époque, aucun de ceux qui la composait ne pouvait imaginer ce qui était en train d’arriver, un fils avait honte de son père et c’est ainsi que la communauté des gens se transforma. Au bout d’une semaine, vingt huit mensonges étaient commis. Deux semaines plus tard, cela en était trois cent quarante quatre. Un mois plus tard chacun des habitants de cette communauté si tranquille avait au moins dit un mensonge. A cette époque chacun faisait ce pour quoi il se sentait fait mais quand au bout de dix jours de déconvenues, le bûcheron n’avait toujours pas coupé les arbres qu’il demandait, Elart décida, un soir, de prendre l’outil du bûcheron et d’aller tout seul couper les arbres dont il avait besoin. Et cela fut ainsi . Ce fut le premier vol de la communauté de gens. Après qu’il eut coupé les arbres, bien sûr, Elart ne se sentit pas tenu par les usages de planter les cinq arbres. Quand le matin, le bûcheron arriva dans la forêt, il retrouva, sa hache sali et il vit que des arbres avait été coupé. Il vit aussi qu’aucun arbre n’avait été planté. Alors le bûcheron, qui était un homme fort,  se mit à pleurer. Toute la journée plutôt que de travailler le bûcheron pleura. Le soir quand il retrouva sa femme il lui raconta ce qui était arrivé. Néva su que quelque chose était en train de se produire. Elle voyait le visage défait de son bûcheron de mari,  ce soir là, à travers les murs de la maison du bûcheron on entendit ni rire, ni chant.  La nuit alors que beaucoup de gens dormait, dans leurs lits, les mauvaises pensées agitaient le couple, quand ils s’endormirent, les pleurs agitaient leur sommeil. De son côté aussi Elart pleurait. Dans son lit, il se demandait ce qui avait changé. Et tous les mensonges lui faisaient mal. Lorsqu’il s’endormit, le jour se levait. La nuit, pour Elart, ne fut pas longue et quand son enfant, comme chaque jour vint le réveiller, il n’arriva pas à rire de ses grimaces. C’est ce jour là, que pour la première fois on entendit un adulte crier contre un enfant dans la communauté des gens. Néva, qui avait très mal dormi aussi, lorsqu’elle entendit les cris sortit sur le pas de sa porte. Là beaucoup de gens écoutaient avec un regard effrayé. Le soir, dans les lits, presque tous les habitants de la communauté de gens ne réussirent à trouver le sommeil....


Peut-être après que je l'aurais écrite la suite...
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