le temps de la marionnette, le temps de l'objet,

Publié le par Fabrice Levy-Hadida


Le temps est au coeur de ma course. De jour en jour de nouveaux enjeux paraissent. Alors que je tente de m'asseoir je m'apperçois que la chaise n'est plus là, je suis déjà au sol contemplant poussières et déchets qui en temps normal ne sont pas à hauteur d'oeil.
 
Vue d'en bas la vie change. Vue de près aussi. Les mots corsés s'étripent et, ce qui dedans semble être une lueur se transforme dehors vite en incompréhension. Nous ne cessons de courir. De territoire en territoire, visitant un site, participant à une réunion de préparation, comme des enfants, entraînés dans une course folle, le temps de la récréation. La récréation dure et je m'en réjouis. Nous avons une visibilité sur nos activités à plus de un an. Il semblerait que dans deux mois nous aurons doublé la mise. Mais tout cela, même si mes mots peuvent laisser le penser, n'est pas un jeu.

Alors que nous préparons notre départ en résidence, certaines actions ont déjà commencé. Pour l'atelier de Wingles, nous avons du ouvrir une liste d'attente ; il y a plus de demande que de places disponibles....Si au début je m'inquiétais, jour après jour, la justesse de nos choix se confirme et si nous perdons un peu de temps dans les déplacements, nous gagnons en éfficacité avec nos partenaires.... Lille est donc loin. Si les enfants et jeunes adultes de Lille-Sud continuent de nous soliciter, je sais maintenant que malgré leur envie, nous ne pourrons répondre à leur demande.

Les mots de La chambre (de Zette) sont posés. Ne me reste qu'à les lire, les corriger, les faire entendre pour trouver la forme définitive que doit avoir ce texte, écrit pour la scène, le castelet, la représentation. Ne me reste qu'à commencer de construire l'objets des mots, les marionnettes et autres formes animées. François LESTRADE lui, travaille le projet scénographique ; j'attends ses premières esquisses, ses premières propositions, j'attends avec impatience. Les échanges que nous avons eus m'ont fait découvrir des sens cachés derrière mes mots. Le texte je le mettrai peut-être en ligne, j'attends d'avoir fait les corrections  pour ne pas écorcher les  yeux qui lisent, vos yeux.

Et vous, qui êtes vous, si lecteurs j'en connais certains mais, lecteurs de plus en plus nombreux d'après les statistiques, je n'ai toujours pas  installé d'outil performant qui me donnerait, votre IP,  votre provenance et d'autres infos, système d'exploitation, poids, taille, age... Je déteste l'espionnage... lecteurs donc que je ne connais pas. Ce lieu est donc un étrange un journal intime qui ne l'est plus, un journal en écriture mouvementée. Pour quels yeux s'écrit-il ? Plus de 3000 visiteurs le mois derniers, les courbes montent et si cela continue comme avril a commencé, on devrait dépasser les 4000 ce mois ci...

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